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Par : mathazay
Publié : 1er mars 2006

Profession : auxiliaire de puériculture

Le métier d’auxiliaire de puériculture

L’auxiliaire de puériculture travaille principalement dans les crèches, les haltes-garderies et toutes les structures d’accueil de la petite enfance. Le métier fait partie des professions paramédicales.

Sous la direction d’une puéricultrice, elle se charge du quotidien et du bien-être des tout-petits : l’hygiène, les repas, le sommeil, mais aussi les activités d’éveil.

Elle a également une responsabilité dans le dépistage des troubles, maladies ou handicaps. Elle doit donc être très attentive aux comportements des enfants. Un rôle de prévention qu’elle joue aussi dans les PMI (Protection Maternelle et Infantile).

Quand elle exerce à l’hôpital, en équipe avec des aides-soignantes et des infirmières, son travail est plus médical. Mais contrairement aux puéricultrices qui sont des infirmières spécialisées, elles ne peuvent pas administrer de soins médicaux.

Dans les crèches ou à l’hôpital, l’auxiliaire de puériculture se trouve fréquemment en concurrence avec les assistantes maternelles, les animatrices ou les aides-soignantes.

Le métier peine encore à se tailler une véritable spécificité professionnelle. La frontière entre l’auxiliaire de puériculture, spécialiste de la petite enfance ; l’aide-soignante, chargée des adultes, et l’auxiliaire de soins, qui intervient auprès des personnes âgées à domicile reste floue.

Description des tâches / conditions de travail

Dans une maternité ou dans un service hospitalier, l’auxiliaire de puériculture donne les soins ordinaires aux nouveau-nés ou aux enfants en bas âge. Elle les pèse et les mesure, les change, fait leur toilette, prépare les biberons. Elle conseille les mères dans les soins les plus courants. Enfin, c’est elle qui assure l’entretien de la chambre de l’enfant et du matériel utilisé.

Dans les centres de consultations spécialisées pour enfants (appelés PMI : Protection maternelle et infantile), l’auxiliaire de puériculture assiste aux consultations données par un médecin. Elle accueille les enfants, les pèse et les mesure. Elle tient les dossiers à jour et conseille les parents. Elle veille aussi à assurer la propreté du matériel et des locaux.

Dans les lieux d’accueil ou de garde (crèches, haltes-garderies), l’auxiliaire de puériculture est responsable d’un groupe de 5 à 8 enfants bien portants, âgés de 3 mois environ à 3 ans. Ses activités suivent le rythme des enfants. Elle les change, les fait manger ou apprend aux plus grands à manger seuls, à marcher, à devenir propres. Elle organise des jeux et des activités d’éveil.

L’auxiliaire de puériculture est souvent debout et travaille dans le bruit (pleurs, cris...).
Elle fait partie d’une équipe et est placée sous le contrôle d’un responsable (puéricultrice, éducatrice de jeunes enfants, infirmière).

Dans un établissement hospitalier, elle est appelée à travailler de jour comme de nuit et doit également assurer des gardes les week-ends et jours fériés.
Dans une crèche ou halte-garderie, les horaires sont réguliers mais décalés (à partir de 7 h le matin jusqu’à 19 h le soir). En PMI, les horaires sont fixes (de 8 h ou 9 h à 17 h ou 18 h).

Salaires / revenus

Le salaire brut d’une auxiliaire de puériculture, en début de carrière, primes comprises dans le secteur public, est aux alentours de 1 300 €.

Evolution professionnelle

Après une expérience professionnelle de quelques années (3 ans) dans le secteur hospitalier ou médico-social, l’auxiliaire de puériculture peut passer le concours d’entrée dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et préparer le diplôme d’État d’infirmier ou le diplôme d’Etat d’éducateur de jeunes enfants.

Etudes / formations

Pour accéder à la profession, il faut être titulaire du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture. Ce diplôme est délivré par la Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Pour le préparer, il faut être titulaire du brevet des collèges ou du BEP sanitaire et social ou d’un BEPA services aux personnes ou encore du CAP petite enfance créé en 2005.